Yann Le Flochmoën

RÉALISATEUR • VOYAGEUR • CHERCHEUR
Tournage en Mongolie

LA PÉRIODE DES DÉCOUVERTES

C'est un professeur d'Arts Plastiques qui m'a fait manipuler les images et les sons. À travers un diaporama, projeté sur 3 écrans, j'ai découvert que je pouvais toucher un public, lui provoquer des émotions intenses, en racontant une histoire… MON histoire !

À partir de cet instant, je me suis lancé dans « l'aventure cinématographique » !

 

Mon premier court-métrage, « Exit », était une sorte de « happening expérimental » où les acteurs sortaient de l'écran, se retrouvaient avec les spectateurs, parlaient au projectionniste et replongeaient dans le film pour aller sauver le photographe resté enfermé dans la pellicule… Un triomphe aux Folles Nuits d'Amour et au cinéma Les 400 coups, à Angers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort de ce premier succès, j'adaptais une nouvelle de Dino Buzzati, pour réaliser un second court-métrage, « Alors, elle ouvrit la porte... », explorant les thèmes qui peuplaient alors mon imaginaire : les espaces, les temps, le dedans et le dehors, le visible et l'invisible… à l'infini !

Pour mon troisième court-métrage, « Et Vice-Versa », nous avons lancé une vaste campagne de souscription avec La Belle Excentrique : « Devenez Producteur de Cinéma pour 100F »… et ce fut une belle réussite. Cédric Klapish était chef opérateur, Olivier Le Vacon ingénieur du son… Enfin un film qui ressemblait à une véritable production, pour lequel j'avais sollicité le studio Angénor, en la personne de Christian Rouillard.

Et ce court-métrage a remporté des prix à différents Festivals où j'ai pu côtoyer « les gens du cinéma » !

 

Il me fallait à présent me frotter à l'ambiance des plateaux de long-métrages, ce que je fis comme assistant-réalisateur sur 2 films de Jean Marbeuf avec la complicité de Jacques Cluzaud.

 

Puis c'est vers la mise en scène que le destin m'a appelé, pour créer un spectacle aux Musicultures de St Brieuc, avec un groupe musical, 2 acteurs professionnels et 350 enfants à orchestrer… Nous avons, tout simplement, fait une adaptation de la Genèse !

Court-métrage yann Leflochmoen

LA PÉRIODE DES DIFFÉRENTES FORMES

 

À partir de cette expérience du spectacle vivant, on peut dire que je me suis exercé à toutes les formes possibles d'écriture cinématographique : le clip musical, la Pub, le film d'entreprise, le portrait d'artiste, le film pédagogique, le film d'archives, le reportage, le film de théâtre… tout en continuant quelques mises en scènes ou écritures diverses et variées !

 

La liste est longue et je dépose juste quelques extraits, puisés dans mes films de commande.

Alchimie

végétale

Mémoires

tissées

la danse

de L'elfe

Le jour du Millepertuis

LA PÉRIODE DES VOYAGES

 

Mon Maître principal, tout au long de ma vie, fut « les Voyages ». Non pas, aller voir un pays pour épingler des trophées sur une carte du Monde, Non !…

À chaque expérience, plonger dans un nouvel inconnu, "ÊTRE  VOYAGEUR", être capable de s'immerger, de s'imprégner, de découvrir vraiment et de percevoir les différences, les fonctionnements, les caractères, la culture, l'éco-système de cet Ailleurs qui résonne avec une partie de moi-même.

Ainsi, avec Martine, ma compagne de toujours, nous avons découvert et tenté de VIVRE DANS la culture indienne, chinoise, musulmane, amérindienne, slave, méditerranéenne, mongole, turco-mongole… jusqu'à se sentir d' "appartenance" avec tous ces endroits du Monde, plus encore que chez nous, où nous finissions par nous sentir « étrangers » !

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LA PÉRIODE DE LA TRANSMISSION

 

Puis je suis re-devenu enseignant (car j'ai été pendant 3 ans Instituteur, au tout début!)

Le support de l'Enseignement était bien sûr la vidéo et la photo… Comment faire des images, enregistrer des ambiances sonores, confronter ou harmoniser les deux, cadrer, jouer avec la lumière, capter les impressions, les expressions, les caractères, transformer une rencontre en une histoire, dans un film ou un diaporama (j'ai toujours adoré cette forme du diaporama, photos + sons).

Cette transmission était sans cesse nourrie des expériences ramenées des voyages lointains… un peu comme Indiana Jones, finalement !!!

 

 

LA PÉRIODE DES CONTES INITIATIQUES

 

Alors, un jour, il a fallu réunir tout cela à travers la forme avec laquelle je parvenais le mieux à restituer tout ce qui bouillonnait dans ma marmite intérieure… « le film » ! Le challenge était de taille :

- "Comment restituer, sans rien dénaturer, les merveilleuses rencontres que nous faisions à chaque fois au cours de nos voyages ?…"

- "Comment vivre sincèrement et simplement ces instants uniques et fragiles, en interposant une caméra et un micro ?…"

« À la recherche de l'Épice... »

 

La Grande Aventure commence !

Nous allons aller sur un continent que nous connaissons déjà et que nous aimons… L'Inde... L'Inde du Sud, parce que c'est le Pays des Épices, mais où nous ne connaissons personne.

L'équipe sera réduite au stricte minimum : un chauffeur (car en Inde c'est indispensable), un traducteur (pour expliquer à nos rencontres ce que nous faisons et ce que nous souhaitons), Martine, qui sera le personnage-guide du film, la cuisinière qui cherche son épice… et Yann, qui tiendra la caméra.

 

Pour assurer le coup, je fais une petite formation de Réalisateur-Cadreur et une autre de Monteur, à Camera Scola, à Paris… Et, juste avant de partir, on trouve le soutien de Plan Large Production, en la personne de Jean-Luc Greffier, qu'on informera de l'avancée du tournage tout au long du périple !

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Notre éthique est claire : ne jamais rien forcer, ne jamais décrire à l'avance ou faire refaire une action !… Filmer ce qui se présente à nous, dans l'instant, laisser le hasard nous guider, et construire le film, au fur et à mesure, sur cette base-là !

 

De retour à la maison, Martine écrit l'histoire, et le film se monte dans un aller-retour constant entre les images, les sons et l'écriture…

Le premier conte initiatique est né !

 

Le résultat dépasse nos espérances… C'est la vie indienne, simple et sincère, que l'on peut sentir et goûter dans ce film. Une ode aux gestes millénaires, aux femmes et aux hommes vivant sur cette Terre sacrée.

Avec l'aide de la Région Pays de la Loire, en 1 an1/2, le film est terminé (alors qu'il faut compter en moyenne 3 ans dans le système "classique”).

« À la recherche de l'Immense... »

 

Nous savions, en partant en Inde pour faire ce long-métrage, qu'il serait le premier d'une Trilogie. Il fallait maintenant trouver où nous attendait la suite de ce grand conte initiatique ?…

C'est la Mongolie et ses steppes infinies qui nous a fait un clin d'oeil !

 

Le challenge semblait encore plus impressionnant. Comment filmer le Rien, l'Immense, avec pour seul point d'ancrage, la « petite Martine-voyageuse-cuisinière-que-rien-ne décourage », et qui hurle au coeur de l'immensité : « Ya quelqu 'un ? »

 

Comme à Pondicherry, l'équipe s'improvise en arrivant à Ulan-Bator : un chauffeur (indispensable sur cette Terre sans routes ni chemins !), un traducteur (pour expliquer à nos rencontres, des nomades perdus au milieu du Rien, ce que nous faisons ici, et ce que nous souhaitons!), Martine, qui est plus que jamais "le fil conducteur"… et Yann, qui tiendra la caméra quoiqu'il arrive !!

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Cette fois, aucune production, aucune subvention… Le vide absolu, l'angoisse de la page blanche… et ce « petit goût de vent » qui nous guide de famille en famille, au sein de ce dernier peuple nomade où règne l'Esprit de liberté totale et... l'omniprésence de Tengri, le Ciel, et Gazar, la Terre, au milieu duquel Mongol, l'Homme, doit trouver à l'intérieur de sa yourte et de lui-même, la stabilité nécessaire pour survivre au coeur de l'Immense !

 

Cette fois, l'aventure du film va durer 4 ans… car les fichiers numériques vont disparaître, alors que le film est quasi terminé et qu'on a eu l'imprudence de partir 15 jours en vacances avant de boucler la dernière séquence… On ne rigole pas avec les Esprits puissants de Mongolie !!

Mais, tout est bien qui finit bien, et le résultat est encore au-delà de nos espérances… Un pur chef-d'oeuvre de recherche intérieure !!! Nous sommes vraiment, aujourd'hui encore, très fiers de ce film.

« À la recherche de MU... »

 

Il fallait maintenant trouver le lieu qui nous accueillerait pour le dernier volet de la Trilogie.

Cette fois, ce sont les Maori de Nouvelle-Zélande (Aotearoa), à l'autre bout de la Terre, qui nous firent un clin d'oeil.

« Nous organisons un voyage spirituel pour faire découvrir la culture maori… Venez avec nous, nous vous offrons le voyage en échange du film que vous ferez pour nous faire connaître. Nous avons beaucoup de choses à donner et à apprendre aux Occidentaux ! »

 

Ainsi donc, à travers ce troisième volet sous forme de conte initiatique, avec toujours ce « petit-personnage-Martine » qui nous guide, nous allions vers une forme nouvelle : celle d'être invités, afin de ramener chez nous, en Occident, par l'intermédiaire de nos films, les messages des Traditions Ancestrales aux Peuples ayant tout perdu… ou presque !

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rencontre des sagesses ancestrales

au coeur de l'inde

de Bouche à écorce

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LA PÉRIODE REPORTAGES

 

 Ce sont donc les Traditions Ancestrales qui me demandaient maintenant de témoigner !

C'est à travers le chamanisme que la confirmation allait venir…

Un Festival de Chamanisme, en France, accueillait chaque année, les représentants de ces diverses Traditions, et ce fut pour moi l'occasion d'être au coeur de l'action, avec les cinq continents qui venaient dans le même lieu, pour faire part de leur histoire et de leur culture.

Un film est né de ce rassemblement, « Rencontre des Sagesses Ancestrales du Monde », où pour la première fois, c'était le Monde qui venait devant ma caméra, mêlant cérémonies, rituels, et prouvant ainsi l'Unicité dans la diversité des formes. Un film hommage où les images et les sons parlent plutôt que les longs discours !

 

Dans la foulée, j'ai suivi un clan de Déos celtes, des guérisseurs-chamans, puisant leurs racines et leurs connaissances dans notre Terre imprégnée de la Tradition celte, et qui faisait un voyage dans l'Inde profonde, pour retrouver le lien qui les unit aux Énergies indiennes, un lien porteur également d'un pouvoir de guérison.

Ce film, « Au coeur de l'Inde », qui devait rester intime, a finalement prouvé qu'il était un témoignage émouvant d'un groupe où chacun, aidé par les autres et la spiritualité indienne, peut se retrouver et se transformer.

LA PÉRIODE DOCUMENTAIRES

 

Alors, il m'a fallu aller faire un stage de 3 mois, à l'École de Réalisateurs de Films Documentaires, aux Ateliers Varan, à Paris, pour savoir où j'en étais !… Entre ces notions de reportages, reportages-fictions, documentaires-fiction, contes initiatiques sur fond de réalité filmée… comment situer mon travail maintenant ?

 

 Pendant ces 3 mois d'École, un pur film documentaire est né,

« De bouche à Écorce ».

J'ai pu, à cette occasion, recueillir les témoignages de différentes personnes qui avaient une relation particulière avec les arbres, au sein d'un habitat urbain, Paris.

La question centrale du film est : Existe-t-il une relation, un échange possible entre les humains et les arbres ?… Une enquête qui devient une quête essentielle, tenter d'écouter ce dialogue, si subtil et à peine concevable !

 

Puis, juste après cette formation à l'école du Documentaire, l'Appel est venu de la Mongolie, à nouveau, comme si la facette archaïque et nomade de mon âme, me demandait de reprendre contact avec elle !

Une mystérieuse Grand-Mère Chamane nous fit savoir, via un skype d'Oulan-Bator, juste après une projection de « À la recherche de l'Immense ... », que les Chamans de Mongolie s'étaient regroupés en une association, qu'ils écrivaient des livres pour divulguer les « conseils » de leurs Ancêtres, et qu'ils avaient maintenant un MESSAGE URGENT à transmettre au monde occidental : « Et c'est vous qui devez venir filmer cette Rencontre entre les Celtes et les Mongols… Vous resterez 3 semaines avec nous, car nous avons beaucoup de choses à vous montrer et à filmer ! »

Martine et moi n'avions pas du tout prévu cela… mais nous sentons tout de suite qu'il faut répondre à cet Appel ! Une fois "Là-bas", chaque contact, avec chacun des chamans, est une source d'amitié et de reconnaissance. Les Ancêtres nous accueillent et donnent leur bénédiction, pour le peuple celte (comme ils nous appellent), et pour le film !

« Böö, les chamans de Mongolie » est finalisé en un an… C'est mon sixième long-métrage (le quatrième en co-réalisation avec Martine Cros).  Il est programmé au Premier Festival de Films Chamaniques de Sarlat, en Périgord, et... 

Il est impatient d'être diffusé au plus grand nombre !!